Mercredi
14 septembre 2005
Quand
l'e-commerce vit sur une autre planète
Dans la morosité générale, un peu
d’optimisme ne peut pas faire de mal. Si certains
secteurs sont en crise, l’e-commerce n’en
fait certainement pas partie. Les chiffres du
1er semestre 2005 ne font que confirmer l’embellie,
déjà ressentie depuis plusieurs années,
que connaissent les achats sur la toile.
Plus
qu’une nouvelle donne, un symbole : le
Web est sur le point de devancer les ventes par catalogue
aux Etats-Unis. Les ventes en ligne US auraient
représenté 38 % des 23,4 milliards de
dollars générés par la vente par
correspondance en 2004, dépassant pour la première
fois le chiffre d'affaires réalisé par
les centres d'appels (1).
Les
ventes directes sur Internet progresseraient beaucoup
plus vite que la vente à distance prise dans
son ensemble. En l'espace d'un an, les achats
en ligne auraient progressé de 31,3 % (de 6,7
à 8,8 milliards de dollars en 2004), alors que
la vente à distance n'aurait augmenté
que de 10 % (de 21,2 à 23,4 milliards de dollars).
Cette
nouvelle donne pourrait rester uniquement américaine.
Mais c’est loin d’être le cas : le
Web français vit une évolution très
similaire.
Selon
une étude, au deuxième trimestre 2005,
la valeur globale des achats effectués
en France par carte bancaire sur Internet aurait dépassé
le milliard d'euros (2). Ce qui représenterait
14 millions de paiements CB et une croissance de 7,5
% par rapport au premier trimestre 2005.
Selon
Mediamétrie Netratings, un internaute français
sur deux aurait acheté en ligne au premier trimestre
2005. Ce sondage montrerait une progression
de 8 points, augmentant la population d’Internautes
acheteurs de 39% en 2004 à 47% dés le
début 2005. De quoi augurer d’excellents
résultats pour la fin de l’année.
Enfin,
selon l'indice du commerce électronique publié
par la Fevad (3), les ventes de produits et
services sur Internet auraient progressé de 45%
sur le premier semestre 2005, par rapport à
la même période en 2004. Les résultats
du e-tourisme en seraient le premier moteur.
Une
rentrée "grise", c’est en synthèse
ce que l’on peut ressentir du moral économique
général. L’e-commerce, de
son coté, semble connaître un destin paradoxalement
opposé. Comme si l’économie
du Web vivait sur une autre planète.
(1)
Selon Abacus.com, division de DoubleClick spécialisée
dans le marketing direct
(2)
1,192 milliard d’euros – indice trimestriel
Journal du Net (Atos Origin, Caisse d'Epargne, PayBox
et Experian)
(3)
Fédération des entreprises de vente à
distance - Indice réalisé à partir
d'un panel d'une trentaine de site d'e-commerce français
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