Samedi
12 mars 2005
BitTorrent
tous azimuts
Alors que la répression
contre le téléchargement illégal
sur Internet fait rage, la version 4.0 de BitTorrent
vient de sortir. Bram Cohen (1) peut
être fier de son invention qui devient tout aussi
célèbre que Napster. Il faut dire que
BitTorrent représenterait aujourd’hui
plus de 35 % de l’ensemble du trafic Internet...
de quoi rester rêveur.
C’est
peut-être le moment de rappeler que le
"Peer to Peer" (P2P) est une technologie,
pas un choix moral ou politique : être
pour ou contre est, en soit, un non sens.
Il
apparaît évident de dire que c’est
la manière de l’utiliser qui en change
la perception. Mais dans le débat passionné
actuel, on semble vite l’oublier.
Ainsi,
le P2P trouve des application qui dépasse
déjà largement le débat
du "Pour ou contre le Peer to Peer".
BitTorrent
arrive donc à sortir royalement son épingle
du jeu. Après la fermeture de célèbres
sites de téléchargement illégaux
utilisant cette technologie (Suprnova, TorrentYouceff
…), les sites légaux BitTorrent
se multiplient : Bt Etree, Prodigem,Torrentocracy,...
La Nasa elle-même utiliserait cette technologie
pour les téléchargements sur son site
World Wind.
Autre
exemple, Aol mettrait en application une technologie
similaire (Kontiki) sur son site Moviefone.
Sans le savoir, lorsque les Internautes y téléchargent
une bande annonce, ils se mettent en connexion P2P les
un avec les autres.
Les
répercussions d’une Technologie comme BitTorrent
dépassent déjà le cadre les œuvres
de divertissement.
"CommonBits"
(2) en est une excellente illustration. Devenant plus
qu’un système d’échange efficace,
il fédère de véritables communautés
autour de médias dits "alternatifs".
Plutôt tourné vers les sujets politiques
CommonBits propose des programmes radios et vidéos.
BitTorrent se transforme alors en véritable
outil démocratique.
Le
nombre d’applications liées au P2P ne fait
que grossir. Il serait temps de redorer le
blason de cette technologie.
Certes
elle a permis et permet encore à beaucoup d’Internautes
d’écouter ou voir des œuvres sans
les payer. Mais il suffit de constater l’explosion
de son utilisation, le développement des offres
légales, et en premier celles de l’industrie
du disque, pour se rendre vite compte qu’au final,
tout le monde semble bien y gagner.
(1)
Bram Cohen - http://bitconjurer.org/
(2) www.commonbits.org
Voir
aussi :
P2P légal : l'IFPI exulte
P2P : la répression
à la française
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