Mercredi
23 février 2005
E-Pub
: enfin la mine d'Or
Le bilan 2004 de la publicité en ligne
est tout simplement exceptionnel. Avec des
revenus en hausse de plus de 78% et un nombre d’annonceurs
en croissance de 12%, il semble que l’on soit
au début d’un gigantesque filon.
Les
résultats de l’étude effectuée
par TNS Media Intelligence (1) offre
des chiffres impressionnants. Sur l’année
2004, Internet aurait représenté 4,6%
des dépenses publicitaires françaises,
atteignant ainsi le chiffre de 840 millions
d’euros. Ce qui place Internet comme
le 5ème média publicitaire,
devant les Salles de Cinéma.
Les
médias traditionnels que sont la presse et la
télévision restent évidemment les
leaders en la matière, et de loin (autour de
6 milliards d’euros chacun). Néanmoins,
avec ses 78% de croissance, Internet écrase
tous les autres médias en terme d'évolution.
A cet égard, il se rapproche à vitesse
grand V des résultats de la Publicité
Extérieure et de la Radio, qui ne dépassent
pas les 3 milliards d’euros d’investissements
publicitaires.
Certains
secteurs, comme celui des Télécommunications,
des Voyages ou de l’Informatique, trouvent même
Internet plus efficace que les médias
traditionnels. Ils préfèrent
développer une campagne publicitaire sur ce nouveau
média qui semble mieux toucher son public, avec
un coût moindre. Au total, 1 228 annonceurs
l'ont choisi pour communiquer, ce qui représente
une augmentation de leur nombre de 12%.
Certains
sont évidemment beaucoup plus actifs que d’autres.
Ainsi, Switch Voyages remporterait la palme
avec 3 773 bannières affichées sur la
toile, représentant à lui seul 7% de l’activité
publicitaire sur la totalité de l’année.
Arrivent derrière la SNCF avec
1 496 bannières, Dell 1 117
et France Télécom 1 040.
Et
puis, il y a ceux qui n’ont pas considéré
bon de communiquer sur Internet en 2004 : Alfa
Roméo, Chanel, Saint Maclou, Panzani, Bledina,
Ricard, Yoplait… d’après l’étude,
sur les 200 annonceurs plurimédia les plus importants,
ils n’auraient été qu’une
vingtaine (contre 47 en 2002 et 32 en 2003).
Ces
840 millions d’euros de recettes publicitaires
générées par Internet en 2004 représentent
certes un poids négligeable comparé aux
6 milliards de la télévision. Néanmoins
la tendance est là, et les annonceurs
ainsi que les médias ne s’y trompent pas.
Il
aura fallu creuser bien longtemps avant de trouver cette
mine d’or tant rêvée. Ceux
qui sont partis au moment de l’éclatement
de la bulle Internet doivent s’en mordre les doigts.
Ceux qui ont résisté et tenus la distance,
peuvent aujourd’hui se réjouir : la publicité
sur Internet est bien partie pour connaître des
lendemains qui chantent.
(1)
TNS Media Intelligence pour l'étude annuelle
de l'IAB (Internet Advertising Bureau) France - basée
sur les déclarations des régies publicitaires
Internet - www.tnsmediaintelligence.com
Voir
aussi :
E-Pub : Internet renforce la Pub
Pub : on-line depuis 10 ans
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