Lundi
18 octobre 2004
RFID,
quand on t'a dans la peau
Pendant que le débat autour du RFID
devient de plus en plus tendu, les applications réelles
se multiplient. Après sa mise en place dans la
grande distribution,
la RFID s’offre une introduction de choix
dans le milieu médical.
Plutôt
que d’introduction, nous devrions parler d’injection.
En effet, l’agence de sécurité
sanitaire* des Etats-Unis vient d’en autoriser
l’utilisation. La puce peut dorénavant
être insérée dans le corps
humain.
De
la taille d’un grain de riz, la puce est
injectée dans le bras du patient. Émettant
un numéro de série, un scanner RFID suffit
pour rechercher dans une base de données les
informations liées à ce numéro.
Les
informations concernent ici les données
médicales du patient : numéro
d’immatriculation, identité, groupe sanguin,
pathologie, allergies aux médicaments, traitements
déjà reçus…
On
imagine que ces données sont confidentielles.
Mais vu le développement de la présence
de scanners RFID dans notre vie quotidienne, qu’en
est-il du risque de dérapages
? En effet que se passera-t-il lorsqu’une personne
équipée d’une puce RFID ira faire
ses courses dans un magasin qui scanne en permanence
les ondes radios émises par les puces de ses
produits ?
On
commence seulement à réaliser le
potentiel des puces RFID.
Ainsi
en terme de sécurité,
les applications en seraient multiple. Pourquoi ne pas
injecter des puces RFID dans le corps des condamnés
de justice pour obtenir facilement leur casier
judiciaire ? Allons plus loin, afin de contrôler
les frontières, pourquoi ne pas injecter la puce
en question à tout étranger venant
visiter un pays. Comme un passeport intégré
à chaque corps humain, il serait possible de
le contrôler à chaque déplacement.
Outre
les Etats-Unis, certains pays se lancent déjà
dans des expériences très concrètes.
Par exemple au Mexique, le ministre de la Justice
et 200 personnes de son ministère se sont fait
injecter une puce RFID. Ainsi il est possible
de contrôler l’accès à des
zones sécurisées où sont conservés
des documents confidentiels.
La
suite logique serait que chaque personnes ait plusieurs
puces RFID dans son corps : une pour son identité
civile, une pour son identité professionnelle,
une pour son dossier médicale, une pour son dossier
pénal, une pour ses activités de loisirs,
une pour son abonnement de cinéma…
Pour
finir le raisonnement, ça serait tellement plus
simple qu’il n’y ait qu’une
seule et unique puce RFID qui rassemble le
tout. Ainsi, un seul numéro identifiant pourrait
se raccorder à de multiples base de données,
voir une énorme base de données
centrale .
Peur
de la RFID ? Pourquoi ? Nous ne voyons vraiment
pas ce qui pourrait vous inquiéter. Ah,
RFID ! Quand on t'a dans la peau !
*
FDA : Food and Drug Administration (www.fda.gov)
Voir
aussi :
RFID, Checkpoint se fait piéger
RFID,
où va-t-on ?
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