Jeudi
27 janvier 2005
Vienne
: la valse de l'Open Source
La conférence de presse du 10 septembre 2004
avait été claire : Munich et Vienne
collaborent pour le développement du logiciel
libre dans leurs villes respectives.
Munich
a choisi la migration totale vers Linux, et
ceci sans concession. Vienne quant
à elle, annonce une évolution
plus en douceur. Les opérateurs des
16 000 ordinateurs concernés auront chacun le
choix soit de rester sur des applications Windows, soit
de passer en Open Source.
Ce
choix concernera surtout le passage de Microsoft
Office 2000 à OpenOffice pour au moins
7 500 postes. Dans une moindre mesure, 4 800 PCs devraient
opter pour un changement de leur système d’exploitation.
Windows devrait disparaître au profit
d'une solution GNU/Linux, Debian.
Même
si la facture informatique de chaque service de la ville
sera allégée selon les choix qu’ils
auront faits, en fin de compte ce sera à
chaque utilisateur de décider.
Munich
avait pris le parti d’imposer la métamorphose
à l’ensemble de la ville, et ceci malgré
l’offensive commerciale
de Microsoft. Rappelons tout de même que Steve
Ballmer, le PDG de Microsoft, s'était
déplacé en personne à Munich pour
tenter une négociation de dernière minute.
On
sait aujourd’hui que Munich a beaucoup
de mal à atteindre ses objectifs. Migrer
16 000 postes vers une autre solution n’est pas
chose facile. En particulier en ce qui concerne certains
logiciels spécifiques. Ceci explique peut-être
le choix de Vienne qui va vers une migration en douceur.
Néanmoins
la liste des villes passant vers une solution
Open Source s’allonge (Paris,
Singapour…). On sait,
par exemple, que Berlin réfléchit
très sérieusement à la question.
Plus qu’une question de masse monétaire
ou de part de marché, les choix de ces villes
et de leurs institutions sont fondamentaux pour l’avenir
du logiciel libre.
C’est
une véritable bataille psychologique.
Microsoft aimerait bien que personne ne puisse imaginer
un ordinateur avec autre chose que Windows. Voir dans
sa mairie et sa périphérie, d’autres
logiciels fonctionner dans un autre environnement peut
donner des idées. Au moins celle qu’une
autre solution est possible… et ceci
Microsoft le sait très bien et fera tout pour
l’enrayer.
Voir
aussi :
Singapour
s'ouvre à l'Open Source
Linux
à Paris, pas si vite
Parts de marché
: la méthode Microsoft
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